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Principe de fonctionnement des ouvrages

Hydraulique douce

Les ouvrages « d’hydraulique douce » sont des aménagements pleinement intégrés dans le paysage : noues, fossés, mares, talus, haies, bandes enherbées…

Dispersés sur le territoire, ils règlent certains problèmes locaux d’inondation ou de ravinement de voirie. Considérés à l’échelle du bassin versant, ils participent à la maîtrise globale des écoulements.

Ils permettent de ralentir les écoulements d’eau, favorisent l’infiltration, permettent la décantation des particules de sol qui sont en suspension dans l’eau. Ils peuvent également contenir les flux de faible et moyenne intensité dans des espaces maitrisés et ainsi protéger les maisons dans certains cas.

 

Ouvrages structurants

Les ouvrages « structurants », de plus grande envergure (volume et enjeux), font appel à d’avantage de technicité. Ils peuvent nécessiter l’emploi de matériaux nobles (organes de régulation, béton, réseau…) et le recours à une maîtrise d’œuvre rigoureuse  (ingénierie, géotechnique, sécurité…).

Leur grande capacité de stockage leur permet de contenir les flux générés par des évènements pluvieux plus conséquents (en règle générale on les dimensionne pour une pluie décennale ou vicennale).

Ces ouvrages consistent à barrer les écoulements dans un fond de vallée ou sur le linéaire d’un axe du ruissellement, afin de réguler les flux ruisselants en stockant temporairement un certain volume d’eau.

 

  • Pour cela, un barrage en terre est créé. Il est généralement façonné à partir de terre traitée et compactée (travail en déblai-remblai sur le chantier),
  • Il est muni d’une conduite d’évacuation ou d’un ouvrage de régulation qui laisse idéalement s’écouler les eaux au débit maximum acceptable sans dommage à l’aval (débit de fuite),
  • Lorsque la pluie génère un ruissellement dont le débit est supérieur au débit de fuite, le différentiel est stocké à l’amont du barrage, dans la zone inondable,
  • Dès lors que l’ouvrage se rempli, le débit de fuite en assure la vidange (en moins de 48h) afin qu’il soit à nouveau disponible en cas de pluies successives,
  • Pour les évènements pluvieux intenses dépassant la capacité de stockage de l’ouvrage, le barrage dispose d’une surverse ou déversoir de crue, qui permet le débordement sécurisé de l’ouvrage,
  • La zone inondable reste enherbée afin de favoriser l’infiltration et le dépôt des particules véhiculées par l’eau.

Compte tenu du mode de fonctionnement de ces ouvrages, la zone de stockage reste sèche la plupart du temps.

L’ouvrage ne fait que laisser passer l’eau pour des événements pluvieux normaux, se remplit partiellement de manière occasionnelle en réponse à des événements soutenus et n’atteindra son volume maximum, voire sa cote de débordement que pour des événements exceptionnels.

Schéma de principe d’une prairie inondable

Principe de fonctionnement des ouvrages structurants

Complémentarité

Certains ouvrages « d’hydraulique douce » peuvent être réalisés à l’amont des ouvrages « structurants » dans une vocation de limiter le dépôt de particules au niveau de ces derniers et d’espacer les opérations de curage.

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