Retour à la page d'accueil Communauté de communes du canton de Beuzeville

Notions d’hydraulique

Les désordres hydrauliques rencontrés sur le territoire découlent de la conjugaison des facteurs climatiques, topographique, de la nature des sols et de l’aménagement du territoire.

Climat

D’un point de vue général, le climat est de type océanique tempéré nord. Il est relativement doux avec des pluies de l’ordre de 900 mm/an. Les pluies sont réparties de manière uniforme tout au long de l’année.

Deux classes de précipitations peuvent intervenir sur le secteur :

  • Les pluies d’automne ou d’hiver (de faible intensité et de longue durée),
  • Les orages de printemps ou d’été (de courte durée mais de très forte intensité).

Ces dernières années, les pluies ont été très soutenues sur les bassins versants de la Collectivité générant plusieurs inondations catastrophiques en août 1997, décembre 1999 et novembre 2000.

Zonage topographique

Le canton de Beuzeville se situe sur la rive gauche de l’estuaire de la Seine, à l’extrême Ouest du département de l’Eure, juste en amont du Pont de Normandie.

Ses paysages jouissent de la diversité des influences terrestre, hydrographique et maritimes. Pays d’Auge, Estuaire & Marais, Parc Naturel Régional des Boucles de la Seine Normande, sont autant de références identitaires, de terroirs qui caractérisent ce territoire.

 

On peut distinguer cinq grands ensembles paysagers :

Au sud, le plateau ; large et finement ondulé par les axes de ruissellement qui alimentent les affluents de la Corbie (à l’Est) et de la Morelle (à l’Ouest).

De ce plateau partent les principaux cours d’eau qui, grossissant, creusent la craie en formant des vallées très marquées ; sites propices à l’accélération des écoulements d’eau qui favorisent l’érosion des sols. Ces vallées sont réparties sur les façades Est, Nord et Ouest du plateau.

Là où les vallées sont quasiment contiguës, le plateau perd sa domination paysagère et les reliefs s’arrondissent. L’effet est uniquement visuel dans la mesure où la structure géologique reste tabulaire.
Sous l’influence de la Risle, de la Seine et des marées, la frange Nord-Est du canton est bordée de marais. Espace riche de diversité faunistique et floristique, aux confins des environnements terrestres et aquatiques, les marais sont reconnus pour leur intérêt écologique, social et économique et font l’objet d’une attention particulière concrétisée par leur classification en zone « NATURA 2000 » et « ZNIEFF ».

Au Nord-Ouest, l’embouchure de la Seine et le port de Berville sur Mer sont les prémices d’un espace maritime.

La description des sols et de la géologie est détaillée dans les pages du SPANC…

Le Réseau Hydrographique : Les écoulements superficiels

La fraction des eaux de pluie qui ne s’infiltre pas s’écoule en surface (phénomène de ruissellement) suivant la ligne de plus grande pente.

Lorsque les écoulements sont temporaires (directement en relation avec un événement pluvieux), on parle d’axe de ruissellement.

Les écoulements d’eau permanents caractérisent les rus, les ruisseaux, les rivières et les fleuves.

 

300km d’axes de ruissellement, de cabines, de rus, de ruisseaux, de rivières et une portion de fleuve… avant la mer. 

Les bassins versants

Un bassin versant est une zone où les eaux de ruissellement convergent vers un même point.

Ses limites (lignes de partage des eaux) suivent les crêtes dessinées par le relief.

 

Les bassins versant peuvent être appréhendés à toutes les échelles ; ils se cumulent au grès des confluences des axes de ruissellement.

On passe ainsi des bassins versant élémentaires au bassin de secteur, de rivière et de fleuve.

A l’échelon élémentaire on pourra identifier une multitude d’axe de ruissellement tandis qu’à une échelle plus large on se focalisera sur les écoulements pérenne.

 

 

Ci-dessus une illustration de l’emboîtement des bassins versants.

Les écoulements souterrains

La fraction des eaux de pluie qui s’infiltre s’écoule au sein de la craie suivant des drains karstiques.

Le passage du milieu superficiel vers le milieu souterrain est un phénomène naturel :

  • On parlera « d’infiltration » lorsqu’il est diffus. L’infiltration de l’eau dans le terrain est fonction de la perméabilité du sol,
  • On parlera de « perte » lorsque le phénomène affecte un axe majeur en un point précis de son tracé. (bétoires)

Ces écoulements souterrains peuvent être en liaison avec la nappe de la craie exploitée pour l’alimentation en eau potable.

 Si à la suite d’une perte, les eaux resurgissent à la surface on parlera de « résurgence ».

L’aménagement du territoire : amplificateur de désordre

La trajectoire décrite par des axes de ruissellement résulte de la configuration du territoire. Principalement influencés par la topographie (plateaux, coteaux, vallons, vallées) ils peuvent avoir été modifiés par la main de l’homme : par la création & la suppression de talus de fossés ou de mares, la création et le renforcement de voies de circulation ou encore le creusement de biefs sur les rivières… par l’urbanisation en général.

En plus de modifier localement les modalités d’écoulement de l’eau, les routes constituent malgré elles des axes de ruissellement importants.

Les quantités d’eau ruisselant peuvent augmenter du fait de la disparition de prairies, du remblaiement de zones humides, de la coupe de forêts et de l’imperméabilisation des sols en zone urbaine.
Les plateaux cultivés génèrent des phénomènes de ruissellement. En effet, les sols limoneux ont tendance à s’imperméabiliser sous l’effet des gouttes de pluie. D’autre part, l’espèce cultivée, le stade de développement végétatif, les conditions de travail du sol ainsi que les conditions de saturation du sol vont influer sur le taux de ruissellement.

L’absence ou la faible densité de couvert végétal entraîne également des vitesses d’écoulement au sol plus importantes, par manque d’obstacles.

 

L’urbanisation d’un territoire s’accompagne d’une imperméabilisation des sols. En effet, les toitures, les enrobés de voirie ou de parking, les terrasses sont autant de surfaces rendues étanches à l’infiltration de l’eau.

Ainsi les pluies s’abattant sur ces surfaces ruissellent en quasi-totalité. Par ailleurs la réduction de la rugosité du sol accélère la vitesse d’écoulement de la lame d’eau ruisselée.

Le territoire exposé aux phénomènes de ruissellement

La stagnation d’eau, l’intensité de son écoulement, le charriage de terre et de cailloux dans des coulées boueuses, l’accumulation d’eau dans des dépressions ou à l’exutoire des rivières sont source de désordres.

  • Ravinement des terres agricoles
  • Détérioration des infrastructures
  • Inondation d’habitations et de zones d’activité
  • Déstabilisation de sols
  • Souillure de propriété, humidité persistante
  • Ou plus.

Plusieurs axes de ruissellement peuvent converger les flux générés grossissent en même temps que la surface globale drainée augmente (bassin versant). Les écoulements acquièrent ainsi un potentiel de nuisance, de plus en plus important d’amont en aval, sur les enjeux situé sur leur parcours.

Les éléments exposés au risque peuvent eux même être à l’origine de l’amplification des phénomènes de ruissellement !

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